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21/05/2015

Pour vivre le présent au mieux et penser l’avenir, encore faut-il avoir conscience et connaissance d’un passé personnel et collectif.

  

Ma colère du moment et mes inquiétudes depuis quelques temps

Hier, je suis allée à « une journée d’étude publique » à l’université de Montpellier intitulée :

Une refondation démocratique pour faire société commune ?

Démocratie, société commune mises en question à partir des témoignages d’associations engagées sur le terrain, m’intéressaient particulièrement, de par mon expérience et du fait que j’ai des réponses mais encore des questions et le désir d’apprendre. La rencontre entre universitaires et gens de terrain est également un lieu particulier sans doute générateur d’un plus, de part et d’autre.

Ce fut pour moi une grande déception, doublée de colère car confrontée aux manques et surtout au déplacement des rôles qui me semblent d’autant plus graves aujourd’hui, dans cette société sans dessus dessous, en crise de toutes sortes.

Je fais partie de ceux, celles, qui octroient à l’Université un rôle spécifique, d’enseignement, d’apprentissage à la prise de distance et d’enrichissement par la réflexion et la pensée. Qui considère, de la même façon, qu’un chercheur est quelqu’un « qui cherche » et aide l’autre à participer à sa recherche, c’est-à-dire à la compréhension des situations et des phénomènes pour en tirer enseignement et les dépasser. Je n’ai rien trouvé de cela. Par moment même, je me suis demandé si je n’étais pas dans un lieu de propagande à dimension politique. Si les organisateurs étaient dans une démarche style « mai 68 », alors, il fallait l’annoncer clairement ; j’ai apprécié, à ce moment là, le rôle de l’université, mais les enseignants-chercheurs n’avaient pas oublié la réflexion, ni l’inventivité ! Je vais donc tenter de prendre cette place oubliée hier.

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10/08/2014

La religion n'est pas "la vérité", elle est un chemin

En ce moment, se transmettent sur Facebook nombre remarques sur les religions, ceux qui soutiennent et ceux qui sont contre telle ou toute religion ; chacun y va de son couplet sans se rendre compte que l’énergie des messages se transmet aussi : les guerres se font par différentes armes et les énergies de fermeture et de violence passe aussi par les mots véhiculés par le net. Prenons-en garde !

À quand le jour où les hommes auront compris que l’essentiel est autre que des rivalités de pouvoir, pouvoir temporel, pouvoir sur la mentalité et la pensée ? Répéter sur le net, des sortes de leitmotiv pour s’affirmer, ne permet pas à l’humanité de se détacher du concret de puissance pour prendre de la hauteur de point de vue, permettant, seule, l’ouverture et le dialogue entre êtres humains, donc semblables.

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20/04/2014

Saurons-nous ressusciter de nos vies statiques ou de nos vies d'errance ?

En ce jour de Pâques, pensée vers vous, pour nous, pour notre Humanité

Le temps, l'histoire, le fil de l'histoire. Tout ce que nous sommes et tout ce que nous faisons, s'inscrit dans un déroulé historique.

Il ne peut y avoir de lendemain s'il n'y a pas d'ancrage, d'enracinement dans le passé mais tourné vers l'avenir. Non pas l'attachement au passé, parfois même la crispation sur le passé, qui nous empêche de vivre et nous amène à une sorte de mort lente par asphyxie : il n'y a plus de bouffée d'air frais, d'air nouveau qui nous réalimente. Pas plus, l'attente inconditionnelle du futur pour se délivrer du présent, fuite en avant qui tend toutes nos forces vers un futur hypothétique et nous épuise car, là aussi, le présent n'est pas utiliser pleinement pour se ressourcer. Pas davantage, nous ne trouvons de confort dans le présent absolu, niant le passé et n'espérant plus d'avenir.

La vraie crise de société ne se trouve-t-elle pas dans notre errance du présent, la modification de notre rapport au temps, notre perte du fil de l'histoire ? Nous faisons comme si nous étions nés hier et tout nous pousse à croire en la nécessaire modernité de notre existence.

 

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