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26/10/2014

Compréhension, partage et ode à la Vie

Il y a cinq ans tout juste, après cette même période d'équinoxe, je commençais l'écriture de mon premier livre : Chemin faisant ... la vie. Dernièrement, l'occasion m'a été donné de le présenter et de le dédicacer, lors des journées du patrimoine à Montpeyroux. Depuis j'y pense, je me suis donc en quelque sorte, ré-appropriée ce livre  ; il redevient présent, d'une autre façon. En effet, en ce moment, je m'aperçois qu'il prend un nouveau sens pour moi, contenu déjà dans ce qu'il est, mais sens qui m'apparaît avec une plus grande précision. Depuis ce livre, j'ai continué mon chemin de vie ; peut-être même grâce à lui, j'ai franchi de nouvelles étapes et fais de nouvelles découvertes (dé-couvrir, déc-ouvertes). Et je comprends mieux tout son contenu et le pourquoi. Je le partage avec vous. Cette écriture est venue plutôt soudainement, j'en saisis aujourd'hui la source d'inspiration ; je l'ai écrit sans saisir, à cet instant, toute sa signification, c'est-à-dire sa signification spirituelle.


J'aime préciser ce qu'il est : avant tout le témoignage d'un parcours, personnel et professionnel, l'un et l'autre se répondant avec interférence constante, comme l'inter-action et la dialectique réflexion-action.

Certains attendaient une histoire, des événements, des émotions et l'ont lu ainsi. D'autres sauront lire ce qui y est signifié : l’apprentissage de l'autonomie, de l'écoute et de l'attention aux autres puis à soi, et les expérimentations d'un nouvel ordre relationnel, quittant pouvoir et supériorité (au sens de celle qui sait, qui a appris) pour aller vers la collaboration, puis l'accompagnement au développement personnel ou collectif. D'une certaine façon qui semble paradoxale, la reconnaissance et l'affirmation de Soi pour être en capacité d'accompagner l'autre à prendre sa place et être ce qu'il est.  

Je mesure aujourd'hui, encore plus qu'en 2010 lorsqu'il est paru, que ce livre est l'affirmation de Qui j'étais (je suis), de Mes choix, et de ce que j'ai co-Créé, expérimenté, montrant également que cela est possible et en en vérifiant les bienfaits. 

Un livre ouvert ces jours-ci, me ramène à nouveau à mon livre et à la question des "limites", thème central de mon épilogue ; en voici quelques extraits :

"cheminant au travers de mes émotions et de mes sensations, je remarquais la place que prenait le mot : limites [...] Les limites contraintes de l'extérieur par les autres ou les événements, mais aussi celles que je m'étais imposées. [...] Ces limites considérées comme infranchissables et marquant la fin d'un territoire, s'imposaient à moi et je devais, à nouveau, choisir d'assumer ce dépassement : après avoir osé vivre, j'étais à énoncer, et donc oser affirmer, ce que j'avais vécu ; extraire du silence de l'intime la particularité qui fut la mienne. Une fois de plus, je ne pouvais pas éviter cette confrontation qui me tourmentait encore à cet instant."

"Prendre des libertés pour acquérir sa liberté. Aller au-delà pour être soi, oser être Soi !"

J'ai écris cela, en épilogue, à la fin du livre, comme une conclusion de ce que j'avais compris de mon existence. Je prenais nettement conscience en revoyant ma vie comme dans un film, que j'avais constamment repoussé les frontières, ou, s'il y avait trop de barrage, je faisais un détour et allais ailleurs, mais toujours dans la même direction. Trois, quatre mois après, je percevais que c'était à la fois conclusion d'un temps et propulsion vers l'avenir ; écrivant ainsi je ne savais pas que j'annonçais la suite, de nouvelles étapes, de nouvelles frontières à franchir. Aussi de nouvelles joies. C'est rassurant de voir, de vérifier que "nous ne sommes pas finis", que rien ne finit ! rien n'est figé si nous acceptons le mouvement, le changement, racine de la vie. Rassurant d'autant plus dans ce monde où l'on a tendance à la répétition, sempiternelle répétition, par crainte de l'inconnu ! Et l'on voit où cela nous mène ...

Et, aujourd'hui, je trouve cette phrase (dans "Conversations avec Dieu") qui explique autrement ce que je viens d'énoncer :

"et lorsque nous serons pousser à la limite de notre confort, nous devons tous nous rappeler que la limite est le lieu même de l'aventure. La limite est le lieu de notre nouvelle chance. La limite est le lieu de création véritable." Et N. D. Walsch retranscris un poème de Guillaume Apollinaire :

Venez jusqu'au bord     Nous ne pouvons pas. Nous avons peur.                                                         Venez jusqu'au bord     Nous ne pouvons pas. Nous allons tomber !                                                   Venez jusqu'au bord     Et ils sont allés. Et il les a poussés                                                                                       et ils se sont envolés 

Au vu de ce monde actuel qui nous montre à nouveau fortement notre état d'être primitif où règnent la peur et craintes diverses qui génèrent statique ou violence, transgressions de toute sorte, corruption et divers dictas, non respect des autres ni même de notre terre, peut-être pourrions-nous reconsidérer nos croyances, nos habitudes, nos prêts à penser fabriqués par d'autres ? Peut-être même est-ce urgent de reconnaître que ce que nous avons fait, ce que nous avons cru bon, ne l'est pas, puisque cela a produit l'inverse de ce que nous attendions. Alors, pouvons-nous oser le changement dans nos vies et dans notre monde ? Nous méritons et désirons mieux que le monde présent ! N'est-il pas temps de franchir les frontières illusoires et de créer le nouveau ? Aujourd'hui et dans chaque instant du présent, chacun et ensemble, en conscience commune

 

 

 

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