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18/06/2014

Marche et immobilisme

"marche, car les déserts sont des grands larges au bord desquels l'immobilité est une hérésie"   Malika Mokeddem dans "les hommes qui marchent"


Il y a des jours, comme aujourd’hui, où quelques bosses me ramènent à la réalité et à ce sentiment étrange d'être de ceux que le vent pousse au-delà ; sentiment de solitude car étrangère en quelque sorte dans ce monde d'activisme codifié, stéréotypé, qui ne me correspond plus ou qui ne l'a jamais été ! La sensation de venir d'un autre monde et y être attirée, non pas dans un retour, mais dans un plus loin, comme ces déserts infinis et majestueux qui semblent ne jamais finir même si les chemins sont inlassablement les mêmes et pourtant changeant, et où tant est à observer, sentir, comprendre, à chaque pas, pour retrouver le sens profond des choses ! ....

autre extrait de ce livre :

"Des gens droits et généreux, mais si fiers et durs ! Ce sont des hommes qui marchent ( les Bédouins). Ils marchent tant que la vie marche trop vite pour eux. Ils sont, sans doute, à la recherche de quelque chose. Ils ne savent pas quoi et pressentent même qu'ils ne trouveront jamais. Alors ils se taisent et avancent. Peut-être ont-ils l'intelligence des premiers humains qui comprirent que la survie était dans le déplacement. Celle des derniers hommes qui fuiront l'apocalypses des cités. Celle des derniers rebelles de toujours qui jamais n'adhèrent à aucun système établi. Maintenant je crois que leur marche est une certaine conception de la liberté."

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