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13/03/2013

L'Eglise catholique au devant de la scène

La démission de Benoît XVI et l'élection du futur Pape monopolisent les médias. Ces événements mettent en lumière les secousses de cette institution église et les questions fondamentales auxquelles elle est confrontée. Comme d'autres religions, elle n'est pas épargnée des crispations, des dérives, des luttes d'influence. Intéressant que cela se manifeste au grand jour à cette époque ! Époque de troubles divers où la nécessité d'éthique, de retour à l'essentiel, à la Source est indispensable pour tout le monde, tout individu ou groupe.


Je me suis surprise à regarder attentivement hier à la TV, la succession d'engagements des cardinaux à l'ouverture du conclave. Certes par curiosité, j'essayais également de repérer les gestes, le ton de la voix qui pouvait signifier, éventuellement, l'état de conscience, de présence de chacun d'eux ; même s'il ne faut pas se fier aux apparences, il n'en est pas moins vrai que les gestes et paroles portent sens sur celui qui les produit.

J'ai regardé aussi parce que l'enjeu est important : le Pape, comme d'autres personnalités, a un rôle de chef d'une pensée et d'une institution religieuse ayant un rayonnement international. Il devrait être un guide spirituel beaucoup plus qu'un chef temporel ; il devrait être détaché des forces terriennes d'influences pour guider, et non imposer au nom de son autorité morale, les hommes et femmes dans ce monde tourmenté. Non pas leur dire ce qu'ils doivent faire, mais leur donner des pistes de réflexion, de méditation. Il devrait oser aborder en face à face les problèmes concrets internes à cette institution, d'abord au sein de la curie, et au sein de l'Eglise toute entière ; c'est sans doute pour cette raison que Benoit XVI a démissionné, et là je le trouve courageux, sa démission pose clairement la nécessité d'un nettoyage, de réformes sévères. Souhaitons, que nous soyons croyants ou pas et de n'importe quelle philosophie, religieuse ou laïque, que le nouveau pape soit également courageux et soutenu par beaucoup pour redonner place au religieux là où il doit être et éviter les dérives. Le Christ disait "rend à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu". Qu'il en soit ainsi.

Comme beaucoup, je pense que les médias françaises ont tendance à faire du pape un pape  "Père de la France" "fille aînée de l'Eglise" comme cela a été dit. Mais, depuis 1905, il y a séparation de l'Eglise et de l'Etat, n'en faisons pas trop. Par contre, oui, c'est bien d'aborder les problèmes quand ils existent et noircissent l'espace spirituel au moment où on en a le plus besoin. Les dérives de l'Islam, les dérives des églises chrétiennes - n'oublions pas non plus les presque sectes protestantes - l'Opus Dei encore présent dans la curie, les dérives sexuelles parce que les responsables refusent de voir la réalité humaine, les extrémistes juifs qui bloquent la pacification et le partage équitable en Israël, etc. Croire en la bonté de Dieu n'exclut pas la vigilance sur les réalités humaines, nous sommes des terriens ancrés dans la vie concrète, humains et heureusement. 

C'est en cela que l'élection de ce nouveau pape est important. Qui sera-t-il et que fera-t-il ? pour participer, à sa juste place et avec d'autres, à l'avancée de l'humanité et non le maintien des temps obscures et trompeurs.

 

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