05.04.2010
Conte philosophique
Il y a cinq ans, quand je suis arrivée à Sète, j'ai entendu des critiques de toutes sortes sur les sétois ; la plupart du temps, ces critiques venaient "d'immégrés" comme moi, venant d'une autre région de France. Quelques années après, j'entendais également toujours un peu la même chose ; j'écoutais, attentive à ce que disait les gens, mais je n'avais pas le même point de vue ayant dans mes relations autant de sétois que de non sétois d'origine.
Un jour, quelqu'un m'a envoyé ce texte. Je l'ai trouvé très beau et juste ; peut-être répond-il en écho aux remarques que je faisais alors ....
Il était une fois un homme assis près d'une oasis, à l'entrée d'une ville du Moyen-Orient.
Un jeune homme s'approche et lui demanda :
- « Je ne suis jamais venu ici. Comment sont les gens qui vivent dans cette ville ? »
Le vieil homme lui répondit par une question :
- « Comment étaient les gens dans la ville d'où tu viens ? »
- « Egoïstes et méchants. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle j'étais bien content de partir »
- « Tu trouveras les mêmes ici » lui répondit le vieil homme.
Un peu plus tard, un autre homme s'approche et lui posa la même question :
- « Je viens d'arriver dans la région. Comment sont les gens qui vivent dans cette ville ? »
Le vieil homme répondit de même :
- Dis-moi, mon garçon, comment étaient les gens dans la ville d'où tu viens ? »
- « Ils étaient bons, bienveillants, accueillants, honnêtes. J'y avais de nombreux amis et j'ai beaucoup de mal à les quitter. »
- « Tu trouveras les mêmes ici » lui répondit le vieil homme.
Un marchand, qui faisait boire ses chameaux, avait entendu les deux conversations. Dès que le second jeune homme s'éloigna, il s'adressa au vieillard sur un ton de reproche :
- « Comment peux-tu donner deux réponses complètement différentes à la question posée par deux personnes ? »
- Mon fils, dit le vieil homme, chacun porte son univers dans son cœur. D'où qu'il vienne, celui qui n'a rien trouvé de bon par le passé, ne trouve rien ici non plus. Par contre, celui qui avait des amis dans l'autre ville trouvera ici aussi des amis loyaux et fidèles. Car, vois-tu, les gens sont vis-à-vis de nous ce que nous trouvons en eux. »
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22:18 Publié dans philosophie | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : comment sont les gens
20.03.2010
Las ! Mes amis(es), en quel temps sommes-nous !
Depuis la nuit des temps, l'Homme a montré son intelligence et s'est développé au cours des siècles et des millénaires. Du Moyen Âge à la Renaissance puis au XXème siècle, nous voici à l'aube du XXIème. La science, les valeurs communes se construisent encore et se partagent. Mais que voyons-nous ? Le plus de science et de connaissance conduisent-elles à un monde meilleur ou est-ce l'inverse ? N'amènent-elles pas, en même temps, plus de ruse, de malhonnêteté, de guerres diverses ? Cela signifierait-il que l'homme (et la société) grandit en sagesse autant qu'en bassesse ?
Normal diront certains puisque l'Homme est être humain avec ce qu'il a de défaut et de qualité ; les deux se développent parallèlement.
Toutefois diront d'autres, depuis l'Antiquité et peut-être même auparavant, de par le monde, des sociétés ont tenté de construire un mode du vivre ensemble régulant les pouvoirs et les relations entre les individus, favorisant la justice, l'éducation, la démocratie, les règles économiques. Cela devrait produire une société meilleure !
Quand on observe ce qui se passe depuis quelques décennies, dans le monde mais aussi en France, cette question devient lancinante.
Quand j'entends, j'observe ce qui se passe en ce moment à propos des élections régionales, au niveau national comme au niveau local, je m'attriste.
Comme d'autres, j'ai révé et je rêve encore d'une "politique autrement", d'une société autrement. Cela me semble tellement loin et comme se reculer sans cesse !
Trahison, manipulations médiatiques mais aussi inter personnelles continuent ; pire certains se transforment pendant les campagnes en loups ou en roquets hargneux ne lâchant pas leur proie, contraire à ce qu'ils sont en temps "normal". Tout ça pour quelques voix, pour quelques sièges ; les valeurs d'honnêteté, de respect de l'autre, à commencer par le respect de soi-même c'est-à-dire être fidèle à soi et à ce que l'on défend, ne pas dire ni faire n'importe quoi, n'existent plus.
Ces derniers évènements démontrent aussi le poids considérable des apparatchik et leur dictat ; la volonté de ne jamais partager avec qui que ce soit, sauf pendant quelques jours au moment des élections. La France plurielle, la France reconnaissant ses différences culturelles, régionales, la France tolérante et décentralisatrice n'existe pas et n'est pas souhaitée ainsi y compris par ceux qui l'affichent dans leur campagne. Le PS, en premier, a toujours refusé cette conception et le manifeste fortement en ce moment ; il ne souhaite qu'hégémonie totale méprisant les autres composantes. Le Front de Gauche est sur la même base ; il suffit de lire les documents qui circulent en interne pour étouffer toute tentative de dialogue respectueux avec d'autres. Ne parlons pas d'Europe Écologie qui ne connaît que la stratégie du forcing et surf sur la sensibilité des électeurs.
Les fidèles, fidèles à eux-mêmes, fidèles au projet qu'ils soutiennent et défendent dans leur action militante et quotidienne, ne sont plus écoutés, considérés, ils sont même bannis, que ce soit au sein du PS et même au sein du MoDem, ce mouvement qui porte haut et fort cette fameuse "politique autrement" est, lui aussi, pris par la frénésie de lutte de pouvoir à n'importe quel prix qui se traduit par des luttes intestines sauvages et par des trahisons.
Malheureusement, des adhérents comme nombre de citoyens se laissent prendre à ce jeu ; c'est facile de se réjouir et d'applaudir la lutte des gladiateurs dans l'arêne que ce soient de vils esclaves ou de nobles chevaliers ! Le spectacle fascine plus que les mobiles. Et chacun, pour la plupart, de juger et de condamner sans discernement.
Las, mon ami !
Quand l'Homme (et le monde) usera-t-il de sa liberté avec un surcroît de savoir, de responsabilité et donc de sagesse qui discerne ce qui est juste et bon pour soi mais surtout pour l'ensemble !
11:13 Publié dans Réflexions Politiques | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : trahison, manipulation, sagesse, justesse, ps, modem
11.03.2010
Mauvaise ou bonne pensée ?
L'actualité continue de charrier des faits montrant les dérives de toutes sortes dans notre société française, notamment beaucoup d'agression et de violence à l'école et dernièrement cette intrusion à l'université, en plein cour. Que peuvent signifier de tels faits ?
Après les agressions des conducteurs de bus, puis les violences contre les représentants de la sécurité - pompiers, policiers (même si ces derniers ne sont pas toujours irréprochables ! - l'école est devenue une des principales cibles. Le fait d'aujourd'hui m'interroge : à qui profite le crime ?
A chaque fait divers on explique qu'il s'agit de règlement de compte, de vengeance inter personnelle, etc. On ne voit que le fait lui-même ; on identifie la cause, la raison et donc on désigne le coupable, ou les coupables qui deviennent peu à peu stigmatisés dans un imaginaire social. Mais, ces faits à répétition ne sont-ils pas la manifestation d'autre chose ? Si on les examine dans leur ensemble, et non au cas par cas, cela laisse pensif.
L'école, lieu d'éducation, de formation est attaquée ! Quelles en sont les raisons ? Et quand cela passe au niveau universitaire, quelles en sont également les mobiles ?
Est-ce vraiment l'alignement simple de plusieurs faits divers éparses ? Ou s'agit-il d'autre chose ? Une volonté précise de déstabilisation sociale en attaquant les lieux symboliques du pouvoir dans un premier temps, du savoir dans un deuxième moment ?
Et si ces faits étaient à relier entre eux, non seulement pour une analyse psychosociale de notre société décadente mais plus que cela, lire au travers de ces évènemenst une main armée discrète et sournoise provoquant la crainte, la haine et donc l'appel à toujours plus de sécurité. Vous savez comme moi, ce qu'amène la surenchère à la sécurité absolue : à l'Etat total-itaire. Y a-t-il un lien réel entre ces évènements ou sont-ils le fruit du simple hasard ? A chacun de répondre après information et analyse.
Autre réflexion : dans cette société où le présent devient l'essentiel avec, comme conséquence, la satisfaction immédiate de ses désirs, la négation du passé et le "je-m'en-foutisme" ou la trop grande peur de l'avenir, les valeurs se réduisent et non plus d'importance. Tout disparaît pour satisfaire le présent, peu importe comment. Cela veut dire que la Vie n'a plus de sens. Et si la vie n'a plus de sens, la mort n'en a guère plus. Parler de respect de l'autre, de l'environnement, de civilité, perdent leur actualité. Seuls compte la survie et l'assouvissement de ses pulsions d'envie. On retourne à l'ère du Farwest !
Nous sommes tous, en partie reponsable de ce manque de transmission des valeurs fondamentales qui constituent "être humains ensemble"; Le gouvernement en est sans doute encore plus responsable dans sa manière de considérer avec mépris, malgré les discours, la société et les citoyens qui la composent pour que vivent encore mieux sont qui ont déjà tout, sauf l'essentiel : l'humanité à partager et à transmettre.
Comment respecter l'école et les enseignants quand ceux-ci sont maltraités ? Comment respecter le petit enfant et son besoin d'attention et d'éducation particulière, ce qui formera les hommes et femmes de demain, quand on décide de se contenter de gardiennage? Des exemples de ce style, il y en a à la pelle depuis des mois !
Il est urgent que notre sociéte se transforme, mais pas comme le souhaitent certains !
14:27 Publié dans Réflexions Politiques | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : violence, sécurité, bande, réseau organisé, déstabilisation





